• Chants de la terre

    Perchée sur un rocher, seule au coeur du monde, au loin le chant d'un doudouk se fondant à l'or de la plaine qui s'écoule jusqu'aux montagnes violettes.


    Et ce calme profond, le même que celui qui nous pénètre lorsqu'épuisés par la jouissance, ivres de plaisirs, je m'endors dans tes bras, tu respires dans mon souffle.


    Rien n'égale la force et la beauté du monde lorsqu'on risque de tout perdre, lorsque chaque instant nos sens reçoivent une émotion qui les enchante et nous emplit.
    Plénitude plus qu'à satiété devant la peur du vide.


     

    Ce matin j'ai marché dans les feuilles rousses, et la terre avait le son de l'automne. Au-dedans des hommes avaient allumé le feu, chaleur intime et odeur de bois pour tous les souvenirs de tant d'hivers oubliés.
    Eternelle amnésique aux réminiscences colorées, je ne vivrai plus que l'essentiel : ce qui me touche.

    Je marcherai dans les feuilles mortes aux parfums d'insouciance et de vérité, il y aura du café, et la lumière m'abritera jusqu'à ce que, dans les profondeurs d'un silence épanoui, tu sois pour moi encore. Je ne veux pas que le jour se lève.

  • Commentaires

    1
    Jeudi 2 Novembre 2006 à 08:36
    le jour qui se lève
    sera le messager de nouveaux moments de plénitude
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